Fontainebleau – 2

Fontainebleau-FrancePendant des siècles, les rois de France séjournèrent successivement à Fontainebleau et chacun, selon ses goûts, selon l’art de l’époque, ajouta quelque chose à la bâtisse primitive. Dans la construction de ce palais, le grès et la brique, employés comme matériaux, marient leurs couleurs variées4, et les styles différents se juxtaposent sans nuire à l’ensemble qui garde un aspect imposant.
Nommer les illustres personnages qui habitèrent ce château royal, citer les événements dont il fut le théâtre, serait raconter l’histoire de la France, dès le règne de Saint Louis jusqu’à la fin de l’Empire. Naissances et baptêmes, fiançailles Continuer la lecture

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Fontainebleau

Fontainebleau FranceFontainebleau est le château construit pour François I au cours du XVIe siècle. Il est entouré d’une forêt magnifique. Comme étendue cette forêt est après celle d’Orléans la plus grande de France et comme beauté elle n’a pas sa pareille. Elle attire par son extrême variété ; on y rencontre des groupes de chênes altiers et puissants, des hêtres élancés, des pins aux fûts élevés et droits, semblables à des piliers de cathédrale ; de maigres broussailles, des sables presque désertiques, des landes de bruyère et des rochers dénudés. C’est la forêt qui résume toutes les autres, la forêt somptueuse et déshéritée, la forêt des légendes, la forêt enchantée : aussi attira-t-elle toujours artistes et poètes.
Vers 1849, des peintres jusqu’alors ignorés, rompant avec Continuer la lecture

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Versailles

Chateau Versailles - ParisParis est de toute part entouré de bois merveilleux, de forêts magnifiques, au milieu desquels s’élèvent des châteaux historiques dont les noms évoquent les plus glorieux souvenirs du passé. C’est Versailles et Saint-Germain, Chantilly et Compiègne.
Versailles est création du Roi-Soleil (Louis XIV—XVIIe s.). Sous la direction personnelle de Louis XIV, une armée d’artistes et d’architectes, commandant 36 000 ouvriers, édifie en 50 ans un magnifique palais, centre d’une étoile que forment la ville et le parc.
Une ville de 30 000 habitants est construite pour le palais et à sa mesure : une place immense d’où rayonnent un éventail de larges avenues.
Le parc est prototype des jardins à la Continuer la lecture

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Un provincial à Paris – partie3

Cela avait été si subit, et cela n’avait à un tel point pas dérangé l’ombre peuplée, ni les grandes figures qui allaient et venaient dans la lumière, qu’Armand n’avait ni crié, ni bougé. L’horreur l’avait pris, l’horreur du machinal, de l’habituel évident de ce coup de botte. Les cheveux gris sur le macadam l’hypnotisèrent un instant, comme si un concept naissait péniblement en lui. Il avait une espèce de panique qui leretenait de toucher à cette loque vagissante et frappée. Les pesantes statures des flics s’éloignaient dans le bout de la rue des Bourdonnais. Ainsi, c’était ainsi?… La vie, et non pas le théâtre, la vie, le travail et la faim. Le jeune homme s’écarta brusquement de cette grotte à clochards pour regagner les lumières dépassant le grand Continuer la lecture

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Un provincial à Paris – partie2

 Les Halles  Paris 1954La ville avait pris le dessus sur les pensées d’Armand. Bourchons,ventes de fonds de boulangerie. Les lettres d’or aux balcons des commerces de gros, baroques et lyriques, achevaient de déconcerter ses yeux neufs qu’arrêtèrent les panonceaux d’un huissier, la réclame d’un chirurgien-dentiste. Des hercules en casque à mèche le bousculèrent. Il se sentait petit au milieu de ces chandails rayés, de ces torses de lutteurs asservis. L’instinct le conduisit vers les Halles, malgré les sollicitations des rues étroites, des tournants, et les arcades vers lesquelles il s’était un instant avancé, voyant grouiller à terre des sortes de sacs humains, dont la saleté repoussante et le degré d’abaissement le firent reculer. Devant lui, deux flics qui parlaient haut, interpellèrent un de ces déchets misérables. C’était au pied d’une espèce Continuer la lecture

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Un provincial à Paris

ParisParis nocturne s’ouvrait au provincial comme la main d’un inconnu. Armand s’avançait pourtant maussade au cœur des lumières. L’agitation du samedi soir dans ce quartier des écoles l’ahurissait à la fois et le décevait. Il avait imaginé Paris plus flambant et moins pauvre. La vulgarité des visages aux lueurs des cafés, et tant de boutiques dosas, mortes derrière le for ondulé, le chétif des becs de gaz, les trous de la cohue (un trottoir du boulevard Saint-Michel absurdement désert, tandis qu’on se pressait sur l’autre), les rues vides latéralement, comme si l’on avait manqué de figurants, tout le dépaysait de ses rêves, jusqu’à ce petit crachin dela fin mai qui avait repris. Il avait endosse son imperméable. Il descendait naturellement vers la Seine, sans le savoir, guidé par la pesanteur.
Au passage le jeune voyageur remarque des plaques d’hôtels. Mais c’étaient de Continuer la lecture

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A l’usine-partie3

A l'usinePar roulement, un quinzaine, mon équipe était de nuit. Les quinzaines filaient. Le temps, les saisons n’existaient plus. La nuit, le travail était moins fébrile, les chariots, les ponts roulants moins actifs. Dans les vastes carrés sombres, beaucoup de machines sommeillaient, les grosses presses souvent travaillaient au ralenti. Les chalumeaux crépitaient à la chaudronnerie en jetant dans le hall de grands éclairs bleus. C’était beau la nuit, l’éclairage, les parties d’ombre, des lumières isolées, un homme seul à sa machine. La vie était plus lente, les compagnons sympathisaient Continuer la lecture

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A l’usine-partie2

UsinePlus encore que l’insistance des chefs, c’est l’énorme tam-tam des machines qui accélérait ncs gestes, tendait notre volonté d’être rapides. Le cœur essayait de s’acccrder à la vitesse des claquements de courroies. Dehors l’usine me suivait. Elle m’était rentrée dedans. Dans mes rêves j’étais machine. Toute la terre n’était qu’une immense usine. Je tournais avec un engrenage.
Le temps dans le hall passait vite. Midi atteint, avec un rapide mouvement des mâchoires, en un quart d’heure en prenant l’air de la rue, les compagnons dévoraient leur casse-croûte. Reprise jusqu’à deux heures et demie. Au coup de sirène les équipes Continuer la lecture

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A l’usine-partie1

usineTout l’espace, du sol à la toiture du hall, était haché, occupé, sillonné par le mouvement des machines. Des ponts roulants couraient au-dessus des établis. Au sol, dans d’étroites travées, des chariots électriques se gênaient pour circuler. Il n’y avait plus de place pour la fumée. Des presses colossales, dans le fond du hall, découpaient des longerons, des capots, des ailes, avec un bruit pareil à des explosions. Entre-temps, la mitraillade des marteaux-revolvers de la chaudronnerie reprenait le dessus sur le vacarme des machines.
Je me répétais: «Mon pauvre vieux, est-ce que tu pourras Continuer la lecture

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La dame en vert-partie2

Elle entre, un beau matin, par une des portes, comme tout le monde. Cependant, elle ne ressemblait pas à tout le monde: elle avait l’air d’un ange, d’une reine, d’une poupée. Elle n’était pas habillée comme les infirmières qui travaillent dans les salles, ni comme les mères et les femmes qui viennent visiter leur enfant ou leur mari quand ils sont blessés. Elle ne ressemblait même pas aux dames que l’on rencontre dans la rue. Elle était beaucoup plus belle, beaucoup plus majestueuse. Elle faisait plutôt penser à ces fées, à ces images splendides que l’on voit sur les grands calendriers en couleur et au-dessous desquelles le peintre a écrit: «la Rêverie», ou «la Mélancolie», ou encore «la Poésie».
Elle était entourée de beaux Continuer la lecture

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