La Machine

La Machine France, BurgundyQuittant Saint-Saulge pour Lyon on passera par la Machine.
La Machine est une ville de 5700 habitants qui ne vit que de l’exploitation de ses mines de charbon. Et pourtant nul crassier, nul alignement de corons comme dans d’autres bassins houillers. Si bien que l’on a du mal à imaginer le travail qui s’effectue sous le sol partout recouvert de verdure.
Pourquoi ce nom de « La Machine » ?
Il semble que les premières couches de charbon de la région aient été découvertes vers 1350. Un document datant de 1490 environ fait état de l’existence d’une «charbonnière » (le mot « mine » a longtemps été réservé exclusivement aux gisements de minerais de fer) appelée la charbonnière Huguenin Coquelle », qui fournissait de la houille aux forgerons de Décize, à sept kilomètres de La Machine. A partir du XVe siècle, la charbon est amené sur les bords de la Loire d’où il est acheminé plus loin, par bateau.
Vers 1669, Colbert, le ministre de Loris XIV, voyage en Nivernais et remarque les nombreux puits disséminés dans la forêt de Décize. Il en parle dans son rapport au monarque. Celui-ci concède au duc de Montausier la direction de l’exploitation des gisements du Nivernais. C’est alors que va apparaître « La Machine ».
La duc de Montausier effectue un rapide voyage dans.la région et constate que les méthodes de travail dans les mines y sont rudimentaires. A son retour à Paris, il envoie des émissaires dans les pays belges où l’exploitation des houillères, beaucoup plus ancienne, est plus perfectionnée.
Vers 1670, il fait venir de la région de Liège un ingénieur des mines du nom de Daniel Michel. Celui-ci, après avoir étudié la direction des couches carbonifères, fait creuser un puits bien plus large et plus profond que ceux qui existaient jusque là (on les appelait des « crots ») et y installe « la machine ».
« C’était une machine en bois, écrit un historien régionaliste, avec une grosse poutre ronde verticale munie en haut d’un tambour où s’enroulait et se déroulait en même temps un énorme câble en chanvre qui passait ensuite sur deux molettes en bois installées sur un assemblage de poutrelles placé au-dessus de l’orifice du puits en extraction. Un ou deux chevaux, attelés à une énorme perche encastrée horizontalement dans la poutre centrale, actionnaient le câble, où, aux deux bouts, étaient accrochés deux grands tonneaux en bois . . . Depuis des générations que l’on extrayait ,,la pierre à feu noire et luisante », on n’avait jamais vu une machine aussi puissante . . . Les paysans, les bûcherons, ainsi que les villageois des alentours, venaient souvent de Lin voir cette installation … Le nom de ,,la machine » resta par suite pour désigner le lieu où le charbon était extrait de la terre ».
C’est en 1793 seulement que l’agglomération devint officiellement « commune de La Machine ». Auparavant, le territoire de la mine appartenait aux villages de Thianges et de Champvert.
Les registres de ces deux paroisses attestent qu’avec l’ingénieur Michel, d’autres Belges étaient venus s’installer dans la région. On trouve encore des familles portant leur nom d’origine, aujourd’hui à La Machine, y compris des Michel . . .

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2 réponses à La Machine

  1. La commune tient son nom d’un lourd manège à chevaux appelé « la machine », qui permettait la remontée des mineurs, mais aussi la circulation du matériel et du minerai .

  2. idebenone dit :

    LA MACHINE se savoure aussi, allongé sur le sable fin de la plage de l’étang Grénetier où la qualité de l’eau certifiée garantit aux petits et aux grands, une baignade sans danger sous l’œil bienveillant d’un maître-nageur sauveteur. Le bois des sœurs dont les équipements complémentaires doivent être installés début mars invite ceux qui se sentent l’âme d’un aventurier, à une véritable chasse aux trésors naturels, à deux pas de la souris verte qui accueille les jeunes enfants, petits princes d’une minuscule étoile.

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